Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués Jean-François Vilar

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PREMIERE PARTIE

 

DEUXIEME PARTIE

 

TROISIEME PARTIE

Né le 14 mars 1947, Jean-François Vilar est mort le 16 novembre 2014, quatre jours avant la réédition en poche de son roman majeur Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, d’abord publié en 1993 au Seuil. En 1998, il reçoit le grand prix Hammett du roman noir pour l'ensemble de son œuvre.

8 novembre 1989. Victor Blainville, photographe reporter nonchalant et érudit, est de retour à Paris après trois années de captivité à l’étranger. Dès le lendemain de son arrivée, le monde accélère furieusement sa course : la chute du mur de Berlin entraîne avec elle l’effondrement du Bloc de l’Est. A peine rentré chez lui, Victor est sollicité de tous côtés. Son ami Marc, directeur du journal de gauche

Le Soir, cherche à le joindre depuis Berlin, et envoie Solveig, une journaliste d’origine tchèque, recueillir son premier témoignage. Laurent, le flic-toubib enthousiaste et envahissant, veille à son retour à la vie normale. Et Lourcet, réalisateur de télévision en fin de carrière, tente de le convaincre d’être le sujet d’un reportage sur sa captivité.

Quelques jours plus tard, son camarade de détention, Alex Katz, meurt sous ses yeux dans un étrange accident. Puis, au détour d’une rue, une femme mystérieuse lui remet un carnet, le journal intime de l’année 1938 du père d’Alexandre : Alfred Katz. Victor, accompagné de Solveig, plonge dans la lecture du carnet et découvre la vie de ce jeune militant trotskyste, fasciné par André Breton et les surréalistes, et amoureux de Mila, modèle nu favori de Man Ray. Les surréalistes sont là. Les trotskystes aussi, « fantômes aux fronts troués », assassinés par la police de Staline. Peu à peu, au fil d’une sorte d’enquête qui prend parfois la forme d’une déambulation et nous conduit souvent vers des fausses pistes, les deux intrigues se télescopent, le passé et le présent se croisent, et le hasard objectif s’en mêle.