Porterhouse de Tom Sharp une émission de Guillaume Gallienne

Rouge2

 

 

 

 

 

C’est sur une scène de banquet qui tourne au vinaigre que s’ouvre, Porterhouse, le roman de Tom Sharpe, maître de l’humour noir anglais, disparu en 2013. Le décor est planté, nous sommes à Cambridge dans l’un de ces illustres collèges multicentenaires aux rituels immuables, que l’auteur connaît bien pour les avoir lui-même fréquentés en tant qu’élève et enseignant.

On y croise des confrères en toge noire, des domestiques en nombre, et des élèves exclusivement masculins, au paroxysme de la frustration. Un univers retranché du monde où le temps semble suspendu Tandis que dehors, les années soixante-dix battent leur plein. Lorsque Sir Godber Evans, avec qui nous venons de faire connaissance, prend les rênes de l’établissement, une bataille s’engage entre ce partisan du changement et ses confrères, gardiens de l’immobilisme.

Tom Sharpe, le bien nommé, (sharp signifie « tranchant » en anglais) a la dent dure contre le système éducatif anglais, également au cœur de sa fameuse série des Wilt, mais aussi contre le snobisme et la bêtise en général. Très drôle.

 

 

 

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